Le sucre est-il mauvais pour la santé ? (Partie 2)

Pourquoi sommes-nous programmés à être sensibles au gras, au sel et surtout au sucre ? Pour notre survie, tout simplement. Notre corps a besoin de ces trois ingrédients pour rester en bonne santé, d’où la raison pour laquelle il y réagit fortement. Imaginez pendant la préhistoire quand nos ancêtres se nourrissaient abondamment de poissons ou de viandes. Une fois repus, ils allaient probablement trouver un ruisseau pour se rafraîchir, et si en chemin ils tombaient sur des fruits, même rassasiés, ils leurs donnaient envie de manger à nouveau. C’est pour cela qu’il nous est difficile de refuser un dessert au restaurant même bien rempli. Etre en bonne santé vient d’abord de la variété de ce que nous mangeons, car aucun aliment sur terre ne contient tous les nutriments dont nous avons besoin. C’est pour ça qu’il nous a été bénéfique de manger par « gourmandise », même si c’est moins le cas de nos jours du fait de l’abondance de nourriture mais aussi de la quantité d’aliments transformés (voir première partie).

En soi, le sucre n’est pas mauvais pour la santé, il constitue une excellente source d’énergie dont nous avons besoin. Nous le retrouvons généralement sous la forme des glucides dans le pain, les pâtes, le riz, les fruits ou les légumes. Ces deux derniers contiennent aussi du fructose qui est un autre type de sucre. Nous utilisons ces sucres (glucides et fructoses) pour le bon fonctionnement de notre cerveau et pour nos muscles qui ont besoin d’énergie. C’est pour cela que la majorité des sportifs mangent des pâtes ou une banane avant de faire une activité physique. D’ailleurs, les recherches montrent que c’est grâce à ces sucres et une alimentation variée que notre cerveau s’est construit et développé, nous permettant d’évoluer et devenir ce que nous sommes aujourd’hui.

Du coup, comment faire pour en manger sans aller dans l’excès ? Il faut en fait utiliser un maximum de goûts et de textures. Surtout, choisir des sucres naturels qui eux ne créent pas autant de déséquilibres neuronaux.

Selon l’Ayurvéda, il existe six différentes saveurs: le sucré, l’acidulé, le salé, l’amer, le piquant et l’astringent. Les quatre premières font réagir nos papilles gustatives tandis que les deux dernières sont des sensations tactiles. En Ayurvéda, chacune de ses saveurs devraient être intégrées dans nos repas pour nous procurer une sensation de satiété, mais aussi et surtout de contentement. La sensation de satisfaction ne peut être ressentie que lorsque nous avons activé la majorité de nos papilles gustatives. Le fait d’inclure toutes ces saveurs dans un même repas, voire dans un plat unique, permet d’assurer l’équilibre alimentaire et donc de la santé. C’est une notion très bien intégrée dans la cuisine asiatique et indienne.

En réalité, les saveurs sont comme des codes qui renseignent notre système nerveux sur le contenu nutritionnel du repas. C’est très important, car c’est ce qui nous évitera d’ouvrir notre réfrigérateur deux heures après avoir mangé à cause d’une sensation de manque, ou de trop peu. Plus votre alimentation sera naturelle et variée, moins vous aurez cette sensation. L’alimentation industrielle va justement créer des déséquilibres dans vos signaux internes, car elle contient trop de sel, de gras, et surtout de sucre.

Voici mon conseil : si vous avez envie de sucre, c’est normal! Autorisez-vous à en manger dans vos repas en en rajoutant des qui viennent de source naturelle comme les fruits. De manière ponctuelle (un évènement festif par exemple), savourez vos desserts préférés, sinon vous en aurez deux fois plus envie. Assurez-vous aussi d’avoir toutes les saveurs dans vos repas comme ça vous vous sentirez complètement satisfait en quittant la table. Vous verrez que plus votre alimentation sera naturelle, plus vous vous sentirez satisfait. N’oubliez pas, la satisfaction et la bonne santé sont intimement liées.

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